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LE DOSSIER MALDOROR

de Fabrice Du Welz

J'ai tant aimé LA PASSION SELON BÉATRICE sorti la semaine dernière réalisé par ce même Fabrice Du Welz...

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Cinéaste de l'obsession et du passionnel, MALDOROR continue la recherche, et réussi même son effet grâce à l'interprétation dévorante d'Anthony Bajon. 


Extrêmement bien construit au scénario comme à l'image, on suit une enquête de séquestration et pédophilie du point de vue d'un gendarme. Une histoire pas si adaptée que ça, on comprend bien vite que l'on nous parle ici de l'affaire Dutroux. D'abord ouverte, finissant en étau, cette chasse à l'homme nous malmène, spectateur d'une folie, témoins de l'horreur, on ne nous relâche jamais quitte à finir avec la nausée. 


N'ayant pas peur des images, et encore moins du son, le réalisateur va au bout de son idée, nous montre le réel d'un crime sordide. Le souci, enfin mon souci est là, dans le Véritas Aequitas, Fabrice ne va-t-il pas trop loin et ne recherche-t-il pas seulement à choquer ? Et c'est ce manque de pudeur de là que j'aurais à reprocher. La ligne est fine, autant que les sensibilités, toute vérités est bonne à dire, mais sont-elles bonnes à toutes être montré ? 


Là où LA NUIT DU 12 gagnait en justesse dans la distance prise, mais n'épargnant rien, MALDOROR bascule dans le pervers au détour d'une seule scène. 

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LE DOSSIER MALDOROR n'est pas un mauvais film en tant que tel, bien qu'un peu long à cause d'un sur-panel de personnages et d'histoires parallèles, c'est plus sa morale qui questionne.

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Bisou, Bonsoir.

Ecrit par J. - 15/01//25

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