LE CHEMIN DU BONHEUR
NICOLAS STEIL
Comme on dit chez moi, gentchi c’pas un métier et je ne suis pas ici pour seulement lancer des fleurs et poussez les gens à aller au cinéma, je suis là pour aussi leur éviter le pire!
Et croyez-moi, le pire c’est maintenant. 😈
Vous pouvez d’ores et déjà oublier le film de Nicolas Steil (si par ailleurs, vous aviez entendu parler de lui), car après l’avoir découvert à Angoulême il y a presque un an, je lui avais donné la Palme du pire film visionné en 2021. L’infamie parfois s’invite au cinéma et donne des aigreurs d’estomac. 🤮
Comme dirait l’autre: « Fuyez, pauvres fous! »

Ce n’est pas vers le bonheur que nous mène le nouveau long-métrage de monsieur Steil, mais en enfer.
En compétition au Festival du Film d’Angoulême il y a un an, j'ai eu le malheur de découvrir ce film luxembourgeois qui avait réussi à décrocher ma Palme d’Or du plus mauvais film vu dans l’année 2021. Ce film est un chef d’œuvre de catastrophes montrant bien tout ce qu’il ne faut pas faire si l’on veut réussir un film. En effet, rien ne va et c’est peu dire. La réalisation est digne d’un téléfilm C8 ou d’une émission de télé-réalité, et la mise en scène, médiocre.
Le Chemin du Bonheur nous conte l’histoire de Saul, enfant caché de la seconde guerre mondiale, qui a dû fuir Vienne pour rejoindre Bruxelles. Entre chronique familiale, amoureuse, et cinéphilie, nous retrouvons donc Saul, 40 ans plus tard en gérant de bar bruxellois, ampli de remords et de nostalgie.
Film dans le film, lui-même dans un film, basé sur des répliques de films, celui-ci donne plutôt l’envie de vomir dans du vomi surplombé de vomi.
Que sont donc partis faire Éric Caravaca, Pascale Arbillot ou encore Simon Abkarian dans cette galère?
On a beaucoup de peine pour eux et pour les autres aussi! Au fur et à mesure des minutes qui passent, la pitié s’installe même et c’est à pleurer de souffrance.
Les 2h de ce film sont un châtiment digne des dix plaies d’Egypte. Quitte à choisir, optez pour les pyramides, le voyage en vaut plus la peine!
Une mauvaise direction générale mène donc à ce désastre d’interprétation.
Soi-disant inspiré du film La Vita È Bella, et de techniques Hitchcockiennes (laissez-moi rire), ce film se perd et s’enlise dans des flashbacks trop récurrents, des intrigues secondaires inutiles et écrites au lance-pierres et de trop nombreux espaces temporels et géographiques.
Que dire du scénario ? Inspiré d’une histoire vraie, adapté d’un livre, il aura fallu trois scénaristes et sept ans de production avant que cette ignominie voit le jour. Peut-être que l’acharnement n'était pas nécessaire? Il est parfois préférable de laisser ses désirs de côté…
Nous arrivons au clou du spectacle lorsque Nicolas Steil vient à s’exprimer à propos de son film qu’il qualifie de « film pour les amoureux du cinéma, mais aussi populaire avec des accents auteurs ». C’est beau d’avoir les yeux voilés de subjectivité mais à trop vouloir briller près du soleil, on se brûle les yeux.
Rappelons quand même que Nicolas Steil n’est pas réalisateur mais producteur et qu’il est parfois bon de s’en tenir à son métier initial. Si Catherine Deneuve n’est pas devenue Beyoncé, ce n’est pas par hasard.
Alors le Luxembourg, on repassera mais pas de sitôt!
En bref, vous l’aurez compris, PASSEZ VOTRE CHEMIN et allez voir du côté des autres films en salles. Ce « truc » n’est pas un film car son réalisateur n’est pas plus réalisateur que mon hair stylist.
C’est un « objet » beaucoup trop sommaire sur sa psychologie, embourbé dans des répliques de film pour adolescents américains prépubères, rendant le tout risible. On ne ressent aucune émotion, si ce n’est le rire par la gêne occasionnée.
Fuyez!!!! Le bonheur est ailleurs!
Bisou, bonsoir.
Ecrit par J. & S. - 15/06/22
