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PETER VON KANT

FRANÇOIS OZON

ALLEZ PLUTÔT MANGER DES ŒUFS MIMOSAS EN TERRASSE ET PASSEZ VOTRE CHEMIN. 👎🏼
Dieu sait combien j’ai aimé Ozon au début de sa carrière et combien je m’ennuie depuis plusieurs années devant ses derniers films. 🥱
Je m’en doutais bien évidemment mais j’espère toujours être surprise, mais quelle déception de voir un grand réalisateur détruire l’œuvre d’un Artiste comme Fassbinder…
L’ego des uns, ne fait pas le bonheur des autres et en vue de ce qu’il s’annonce pour le prochain film d’Ozon (Huppert donnant la réplique à Boon) je préfère nier l’évidence et revoir 8 Femmes une centième fois et me dire que ce réalisateur est mort un jour d’été dans une robe en chantant Sheila… 💔

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Je l’attendais et je ne suis pourtant pas surprise du nouveau film de François Ozon, j’ai nommé Peter Von Kant. On ne peut pas le nier, Ozon sait y faire pour nous donner envie notamment avec une affiche alléchante. Mais malgré cela, encore une fois, François nous déçoit. Il est grand temps que les psys fassent leur travail et qu’ils gèrent les gros égos des réalisateurs. Il est bien beau de vouloir rendre hommage à des génies du cinéma tel que R.W Fassbinder mais je me demande vraiment comment Ozon a-t-il osé écrire et réaliser une telle honte. Il est fort possible que Rainer se soit retourné plus de dix fois dans sa tombe…

 

Si vous n' avez jamais vu Les Larmes Amères de Petra Von Kant de Rainer Werner Fassbinder, je vous recommande ce chef d'œuvre. Quant à la copie médiocre d’Ozon, elle narre l’histoire de Peter Von Kant ; et j’ai bien dis [Péter] et non [Piter] car il semblerait que François ait oublié de donner un cours de prononciation à ses acteurs français ; un réalisateur ravagé par ses états d'âmes et ses amourettes homosexuelles. 

Pour le reste, je vous invite à lire le synopsis du film de Rainer car tout, ou plutôt presque tout y est calqué. Le réalisateur y ajoute cependant ses petits fantasmes et transforme donc une histoire lesbienne en une histoire gay ; ajoutant même au personnage de Sidonnie le métier de chanteuse populaire. 

 

D’un montage épuré, et dans un merveilleux huis clos dans une chambre à l’origine, la mise en scène n’a plus de sens et se déplace à l'intérieur comme à l'extérieur de l'appartement de Peter. Ce qui amenait du caractère et du relief à l’histoire de Petra, nous confuse et nous fait sortir du film dans cette nouvelle version. Pourtant le décor et les dialogues y sont retranscrits à l’identique mais vidés de leur âme et de leur beauté. 

Le massacre est tel qu’on plaint les acteurs et actrices du film qui se retrouvent à interpréter des personnages devenus grossiers et laids. Sauvent un peu les meubles, Denis Ménochet et Stefan Crepon dans le rôle de Peter et Karl qui malgré une mauvaise direction d’acteur réussissent à élever un peu ce film raté. 

Que dire d’Isabelle Adjani qui s’octroie ici l’un des pires rôles de toute sa carrière… J’offrirais même une mention spéciale pour sa dernière scène inspirée des plus mauvais vaudevilles qu’on ait vu jouer. 

Tout à coup, surprise, apparaît Hanna Shygulla, actrice allemande ayant joué dans Petra Von Kant, qu’Ozon se paye ici pour interpréter la mère de Peter. Il est à noter que l’actrice brillait à l’époque dans le rôle de Marlene, pastiché dans Peter Von Kant par le rôle de Karl ; “ô rage ! ô desespoir ! ô vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?”

 

Concentrez-vous sur l’originale et ne gaspillez pas votre temps avec la nouvelle version, cette "œuvre" que François Ozon nous propose aujourd’hui n’a que le mérite d’être oubliée. Et oui François, cela ne sert à rien de remuer le passé (Gouttes d’Eau Sur Pierres Brûlantes, 8 Femmes…), il vaut mieux garder ses inspirations pour soi au lieu de les saccager.

 

Bisou, bonsoir.

Ecrit par J. & S. - 06/06/22

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